Dans quelle case déclarer les revenus airbnb en 2026 ?

août 21, 2026

Comprendre le cadre fiscal des revenus Airbnb en 2026

En France, les revenus tirés d’une mise en location via Airbnb relèvent en principe des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), car il s’agit d’une activité de location meublée. Cette logique ne dépend pas du “statut” que l’on s’attribue au quotidien, mais de la nature du service rendu : un logement équipé, prêt à vivre, loué pour une durée courte ou répétée.

Pour rendre ce cadre concret, suivons Lina, propriétaire d’un studio à Lyon, qui alterne entre des séjours d’affaires et des week-ends touristiques. Elle pense parfois que “ce n’est que quelques nuits”, mais fiscalement, ce sont bien des revenus imposables, à traiter avec la même rigueur qu’une autre source d’argent. La règle clé : on raisonne en revenus bruts encaissés, puis on applique le régime adapté.

La progression de la location courte durée et le contrôle fiscal

La location saisonnière s’est banalisée, portée par les plateformes comme Airbnb, mais aussi Booking et Abritel. Ce changement a transformé des milliers de particuliers en loueurs occasionnels, parfois sans qu’ils aient l’impression de “faire du locatif” au sens traditionnel.

Cette montée en puissance a logiquement attiré l’attention de l’administration : plus il y a de revenus générés, plus la cohérence des déclarations devient un enjeu. Les contrôles ciblent surtout les incohérences (montants absents, seuils dépassés, double usage résidence/activité) et les écarts entre ce que transmettent les plateformes et ce qui apparaît sur la déclaration. À la fin, l’objectif est simple : aligner les revenus déclarés avec les revenus réellement perçus, sans zone grise.

Ce contexte prépare naturellement la question pratique : comment tout déclarer correctement, et surtout, dans quelle case ?

L’obligation de déclarer tous les revenus issus d’Airbnb

La règle est directe : tous les revenus issus de Airbnb doivent faire l’objet d’une déclaration, même si les montants semblent modestes. Le fait que la plateforme verse après commission, ou qu’elle collecte certaines sommes, ne change pas l’obligation de déclarer ce que vous avez gagné au titre de la location.

Lina a eu un réflexe courant : elle voulait déclarer uniquement “ce qui tombe sur le compte”. Or la déclaration attend le total brut des revenus liés à l’hébergement (loyers et frais facturés au voyageur), puis l’application du mécanisme fiscal (abattement ou déduction des charges selon le régime). Cette discipline évite les approximations, et c’est précisément ce que l’administration recherche.

Une fois ce principe acquis, reste à choisir le cadre fiscal : micro-BIC ou régime réel, car ce choix détermine les cases et la méthode.

Les régimes fiscaux adaptés aux revenus Airbnb : micro-BIC vs régime réel

Pour des revenus de location meublée via Airbnb, deux voies structurent l’imposition : le micro-BIC (simple, forfaitaire) et le régime réel (plus technique, souvent optimisateur). Le “meilleur” régime n’est pas universel : tout dépend du niveau de revenus, de vos charges et de la nature du logement.

En pratique, beaucoup de loueurs démarrent au micro-BIC parce que c’est le régime par défaut si vous ne faites pas d’option formelle. Mais dès que les charges deviennent significatives (intérêts d’emprunt, travaux, assurances, frais de gestion), le régime réel peut prendre l’avantage.

Seuils d’éligibilité et abattements du micro-BIC pour locations Airbnb

Le micro-BIC se caractérise par une déclaration rapide : vous indiquez vos revenus bruts, et l’administration applique automatiquement un abattement. C’est là que se niche un point crucial en 2026 : le traitement diffère selon que le logement est un meublé de tourisme classé ou non classé.

Pour les meublés de tourisme non classés, le plafond spécifique à retenir est de 15 000 € de revenus annuels pour rester dans le micro-BIC (dans le cadre des règles rappelées ici). Au-delà, le basculement vers un cadre plus contraignant s’impose, et le régime réel devient la référence la plus fréquente.

Le grand intérêt du micro-BIC est l’abattement forfaitaire : il remplace la déduction détaillée des charges. Concrètement, Lina déclare 9 000 € de revenus bruts : l’administration calcule ensuite le revenu imposable après abattement, puis applique l’impôt et les prélèvements sociaux. Cette mécanique est confortable, mais elle peut devenir défavorable si vos charges réelles dépassent ce forfait.

À ce stade, une question s’impose : si vous payez beaucoup (intérêts, rénovations, mobilier), pourquoi rester au micro-BIC ? C’est le moment de regarder le régime réel.

Le régime réel : optimisation et obligations comptables

Le régime réel permet de déduire les charges réellement supportées : frais d’agence, assurances, intérêts d’emprunt, entretien, consommations, et parfois amortissements du bien et du mobilier. Pour des revenus Airbnb significatifs, cette approche peut réduire fortement la base imposable, surtout au début d’un investissement.

Cette optimisation a un coût administratif : comptabilité, justificatifs, et dépôt d’une liasse fiscale. En pratique, beaucoup de loueurs confient ce travail à un expert-comptable, car une erreur sur l’affectation des charges (notamment en cas d’usage privé du logement) peut fragiliser toute la déclaration.

Exemple simple : Lina encaisse 14 000 € de revenus sur Airbnb. Elle a 7 500 € de charges (intérêts, assurance, réparation, frais de ménage sous-traités, petites fournitures). Avec le régime réel, son résultat imposable peut tomber à 6 500 € (hors amortissements), ce qui change le niveau d’impôt et de prélèvements sociaux. L’insight final : le régime réel est moins “simple”, mais il colle mieux à la réalité économique.

Nouvelles règles fiscales 2026 : impact sur les abattements et prélèvements Airbnb

Les règles qui s’appliquent à la déclaration des revenus de location meublée sur Airbnb ont été durcies sur deux axes : l’abattement du micro-BIC pour certains logements et le niveau des prélèvements sociaux. L’objectif est de réduire l’écart entre la fiscalité de la courte durée et d’autres formes de location, tout en augmentant la contribution sociale des revenus issus de ces plateformes.

Réduction de l’abattement pour les meublés de tourisme non classés

Pour les meublés de tourisme non classés, la baisse de l’avantage forfaitaire change la donne. Là où le micro-BIC séduisait par un calcul “automatique”, la réduction de l’abattement incite davantage de loueurs à comparer avec le régime réel, surtout quand les charges montent.

Cas chiffré pédagogique : Lina encaisse 12 000 € de revenus bruts Airbnb. Avec un abattement moins favorable, la base imposable augmente, donc l’impôt et les prélèvements sociaux suivent. Si ses charges réelles s’élèvent à 6 800 €, elle peut découvrir que le régime réel procure une base plus basse que le forfait, à condition de tenir une comptabilité propre et de documenter chaque dépense. La phrase à retenir : moins l’abattement est généreux, plus le régime réel devient un outil de pilotage.

Augmentation des prélèvements sociaux à 18,6 % sur les revenus Airbnb

Les prélèvements sociaux sur les revenus du capital et assimilés augmentent à 18,6 % dans le cadre évoqué ici, ce qui renchérit mécaniquement le coût global de l’imposition des revenus Airbnb. Même si votre impôt sur le revenu est faible (tranche basse), les prélèvements sociaux pèsent, car ils s’appliquent sur la base imposable déterminée après abattement ou après déduction des charges selon le micro-BIC ou le régime réel.

Mini-simulation : sur une base imposable de 5 000 €, les prélèvements sociaux représentent 930 €. Si la base grimpe à 7 000 € à cause d’un forfait moins avantageux, ils passent à 1 302 €. Cette seule ligne peut justifier une comparaison sérieuse entre micro-BIC et régime réel. L’insight : en période de hausse des prélèvements sociaux, l’optimisation de la base devient plus rentable.

Déclarer la location de sa résidence principale Airbnb : cas et exonérations

La situation de la résidence principale est particulière : on peut louer une chambre, un studio attenant, ou le logement entier pendant les vacances. Fiscalement, il faut distinguer la nature de la location, le montant des revenus, et les conditions d’occupation effective du logement comme résidence principale.

L’erreur fréquente consiste à croire que “résidence principale” signifie automatiquement absence de déclaration. En réalité, la déclaration reste la norme ; certaines recettes bénéficient d’une exonération selon les seuils, mais cette protection n’est pas une permission d’ignorer l’administration.

Exonérations fiscales selon le montant des loyers perçus

Dans le cas d’une partie de résidence principale louée, un seuil de 760 € de loyers annuels est central : en dessous, le traitement peut conduire à une absence d’imposition sous conditions. Lina, cette année-là, loue sa chambre d’amis à des étudiants en stage via Airbnb et, ponctuellement, via Booking : elle doit additionner tous les revenus de plateformes, car l’administration raisonne sur le total.

Ce cadre reste toutefois sensible : dès que l’activité ressemble à une location saisonnière intensive, ou que le logement est majoritairement dédié à l’accueil de voyageurs, la qualification et les obligations peuvent évoluer. L’insight : la résidence principale protège, mais ne “neutralise” pas la fiscalité.

Exonération totale en dessous de 305 € de loyers annuels

Lorsque les loyers annuels restent inférieurs à 305 €, la logique est celle d’une tolérance très favorable, assimilable à une exonération totale. Pour autant, conserver les preuves reste utile : relevés Airbnb, messages de réservation, attestations, au cas où un rapprochement automatique ferait apparaître un montant.

Exemple : 4 nuits louées à 70 € chacune, soit 280 € de revenus. Lina garde le récapitulatif annuel fourni par Airbnb et effectue sa déclaration si nécessaire, sans chercher à “cacher” cette somme. Le point final : en-dessous de ce niveau, le risque n’est pas l’impôt, mais l’oubli dans la déclaration.

Exonération partielle au-delà de 305 € et jusqu’à 760 €

Entre 305 € et 760 €, le régime reste favorable, mais exige de raisonner proprement sur les revenus et sur la nature de la location (partie de résidence principale, conditions d’occupation). Lina atteint 720 € : elle compile les nuitées Airbnb et une réservation sur Booking pour être certaine du total. La prudence consiste à traiter la déclaration comme une formalité de conformité, même lorsque l’impôt final est nul.

La phrase à retenir : la zone “favorable” est une zone où la déclaration doit être impeccable, car c’est précisément là que l’on se croit à tort dispensé.

Remplir correctement la déclaration d’impôt : quelles cases pour les revenus Airbnb ?

La question “dans quelle case” se résout en reliant trois éléments : la nature des revenus (BIC de location meublée), le régime (micro-BIC ou régime réel) et le type de meublé (meublé de tourisme non classé notamment). La déclaration se fait via le formulaire complémentaire 2042-C, dans les rubriques des locations meublées non professionnelles le plus souvent.

Point de méthode : on saisit le montant brut des revenus sans retirer soi-même les frais ni la commission de Airbnb. C’est l’administration qui appliquera l’abattement en micro-BIC ; au régime réel, la mécanique passe par une comptabilité et une liasse fiscale, pas par une “déduction à la main” dans la case.

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Cases 5NH et 5OH pour les meublés de tourisme non classés

Pour un meublé de tourisme non classé relevant du micro-BIC, les cases à repérer sont 5NH et 5OH sur le 2042-C, utilisées pour renseigner les revenus selon la situation du déclarant (déclarant 1 / déclarant 2). C’est souvent le cas typique des hôtes Airbnb qui louent un appartement sans classement officiel.

Lina, qui déclare seule, remplit 5NH avec le total brut : loyers + frais de ménage facturés. Elle ne soustrait pas les charges ni les commissions, car ce serait “doubler” le mécanisme et fausser la base. L’insight : ces cases sont la traduction concrète du choix micro-BIC pour le non classé.

Cases 5ND, 5NG et 5NA selon le régime fiscal choisi

Les cases 5ND et 5NG servent à déclarer d’autres configurations de revenus BIC en location meublée non professionnelle au micro-BIC, selon la typologie retenue par le formulaire et l’identité du déclarant. Dans le doute, on part du principe : si vous êtes en micro-BIC, vous déclarez le brut dans la case BIC correspondante, et l’abattement se fait automatiquement.

La case 5NA, elle, intervient quand vous êtes au régime réel pour vos revenus de location meublée : on n’est plus dans un forfait, mais dans un résultat calculé par comptabilité. Ce n’est pas une subtilité : c’est un changement de logique. À ce stade, beaucoup de loueurs s’appuient sur un expert-comptable pour éviter une déclaration incohérente avec la liasse fiscale.

Situation

Régime

Case(s) à utiliser (2042-C)

Montant à renseigner

Meublé de tourisme non classé

micro-BIC

5NH / 5OH

Revenus bruts (sans déduire commissions ni charges)

Autres BIC LMNP au forfait

micro-BIC

5ND / 5NG

Revenus bruts (abattement appliqué par l’administration)

Location meublée au résultat

régime réel

5NA

Résultat fiscal issu de la comptabilité

Une fois les bonnes cases identifiées, la qualité de la déclaration dépend surtout d’une préparation rigoureuse des montants.

Préparer sa déclaration Airbnb : collecte des justificatifs et vérification des montants

Déclarer des revenus Airbnb proprement n’est pas qu’une formalité : c’est une démarche de preuve. En cas de question, vous devez pouvoir expliquer “comment vous arrivez au chiffre”, et produire les pièces. Cette préparation évite aussi les erreurs de saisie (décalage de dates, confusion brut/net, taxe de séjour incluse par erreur).

La préparation sert également à choisir entre micro-BIC et régime réel. Sans un minimum de suivi des charges, impossible de comparer honnêtement les deux options, et vous risquez de payer plus que nécessaire.

Importance de conserver relevés de plateforme et contrats

Les plateformes fournissent des relevés mensuels et annuels : il faut les télécharger et les archiver, surtout si vous publiez sur plusieurs canaux comme Airbnb et Booking. Ajoutez à cela les factures de charges (assurance, travaux, mobilier), les preuves de paiement, et les contrats éventuels de conciergerie.

Pour Lina, le bon réflexe a été de créer un dossier par année : “revenus plateformes” et “charges”. Ce classement devient indispensable si vous optez pour le régime réel, car la cohérence comptable repose sur la traçabilité. L’insight : une déclaration solide, c’est une déclaration documentée.

Inclure loyers et frais annexes tout en excluant la taxe de séjour

Le montant à reporter correspond aux revenus d’hébergement : loyers, frais de ménage facturés au voyageur, frais additionnels éventuels liés au séjour. Il ne faut pas retrancher les commissions Airbnb avant la déclaration au micro-BIC, car l’administration attend un brut homogène.

À l’inverse, la taxe de séjour, lorsqu’elle est collectée et reversée, ne constitue pas un gain à déclarer comme revenus. C’est un point qui piège beaucoup d’hôtes : l’interface affiche une somme globale, mais tout n’est pas du revenu. Lina a évité l’erreur en comparant le récapitulatif “payout” et le détail “taxes”. L’insight : la bonne déclaration est celle qui distingue clairement ce qui est encaissé pour vous, de ce qui est perçu pour la collectivité.

  • Revenus à inclure : loyers, frais de ménage, suppléments payés par le voyageur.

  • À exclure : taxe de séjour collectée pour le compte de la commune.

  • À conserver : relevés annuels Airbnb, factures de charges, contrats de conciergerie.

Une fois les montants sécurisés, il reste à comprendre ce qui se passe si l’on “oublie” une ligne dans la déclaration.

Simulateur de déclaration Airbnb (revenus 2025, impôt 2026)

Estimation indicative (non officielle) : base imposable, prélèvements sociaux (18,6 %) et rappel des cases de déclaration.

1) Vos informations

Astuce : n’incluez pas la taxe de séjour collectée pour le compte de la commune.

2) Régime

3) Micro-BIC

Le meublé est-il un meublé de tourisme non classé ?

Le simulateur applique un abattement indicatif de 30 % si « non classé » est sélectionné, sinon 50 %. (Rappel : les règles exactes peuvent dépendre de votre situation et des évolutions fiscales.)

5) Résultat (cases)

Rappel indicatif : micro-BIC → cases 5ND/5NG. régime réel → cases 5NH/5OH. autre rappel : case 5NA (si votre situation relève d’une catégorie spécifique).

Résultats estimés

Micro-BIC
Base imposable estimée
0
Abattement micro-BIC appliqué sur les revenus bruts.
Prélèvements sociaux estimés (18,6 %)
0
Calcul indicatif : base imposable × 18,6 %.
Cases à privilégier (rappel indicatif)
  • Micro-BIC : 5ND/5NG
  • Régime réel : 5NH/5OH
  • Autre rappel : 5NA (selon cas particuliers)
Important

Cet outil ne remplace pas la notice officielle ni un conseil fiscal. Les règles et taux peuvent évoluer. Vérifiez votre situation (LMNP/LMP, classement, activité pro, etc.) avant de déclarer.

Paramètres utilisés : prélèvements sociaux = 18,6 %. Abattement micro-BIC indicatif = 30 % (meublé de tourisme non classé) ou 50 % (autre cas).

Les risques et pénalités en cas de non-déclaration des revenus Airbnb

L’omission de revenus Airbnb n’est pas une simple maladresse administrative : elle peut déclencher un rattrapage, des intérêts et des majorations. Comme les plateformes transmettent des données, la probabilité de détection augmente, surtout si votre profil de revenus “ne colle pas” avec le mouvement sur vos comptes ou les informations reçues.

Lina a entendu un voisin dire “je n’ai rien déclaré, personne ne vérifie”. Dans les faits, l’oubli devient rarement invisible, et la régularisation tardive coûte plus cher qu’une déclaration correcte dès le départ.

Redressement fiscal sur 3 ans et majorations possibles

En cas d’anomalie, l’administration peut remonter sur 3 ans pour recalculer l’impôt sur les revenus non déclarés. Elle applique alors la fiscalité correspondant au régime applicable, puis ajoute les intérêts de retard et, selon la situation, des majorations.

Le plus pénalisant n’est pas toujours l’impôt lui-même, mais la combinaison impôt + prélèvements sociaux + intérêts + majorations. Et si vous étiez éligible au micro-BIC mais que votre comportement ou vos seuils conduisaient à un basculement, le régime réel peut s’inviter dans l’analyse, avec une demande de justificatifs de charges que vous n’avez pas conservés. L’insight : sans pièces, même un régime réel théoriquement favorable peut devenir un casse-tête.

Exemple concret de calcul d’une pénalité pour omission volontaire

Supposons que Lina ait omis 10 000 € de revenus Airbnb sur une année. Après recalcul, l’administration retient une base imposable de 6 000 € (après mécanisme du régime), puis calcule l’impôt selon sa tranche, et ajoute les prélèvements sociaux à 18,6 % sur la base, soit 1 116 €.

Si l’omission est considérée comme volontaire, une majoration peut s’appliquer en plus des intérêts de retard. À titre illustratif, une majoration de 40 % sur l’impôt et les prélèvements sociaux liés au rappel (selon qualification) pourrait ajouter plusieurs centaines d’euros, voire davantage si la tranche d’impôt est élevée. Le message final est pragmatique : une déclaration complète coûte presque toujours moins cher qu’un rattrapage.

Obligations administratives complémentaires et transmissions automatiques des revenus Airbnb

Déclarer les revenus Airbnb ne se limite pas à cocher une case. Selon vos volumes, d’autres obligations peuvent apparaître : ajustement du prélèvement à la source, passage du micro-BIC au régime réel, formalités locales, voire affiliation sociale au-delà de certains seuils.

Pour Lina, le déclic est venu quand ses revenus ont augmenté : elle n’était plus dans une simple “chambre louée l’été”, mais dans une activité structurée, avec des charges récurrentes et une organisation quasi professionnelle.

Effet du prélèvement à la source et seuils au-delà du micro-BIC

Le prélèvement à la source s’ajuste en fonction de vos revenus globaux. Si vos revenus Airbnb augmentent fortement, vous pouvez anticiper un décalage : l’impôt dû sera calculé après la déclaration, mais vos acomptes peuvent ne pas refléter immédiatement la nouvelle réalité. Ajuster votre taux ou vos acomptes évite une régularisation trop lourde.

Côté régimes, dépasser le plafond (notamment le seuil de 15 000 € pour les meublés de tourisme non classés au micro-BIC dans le cadre présenté) conduit à envisager le régime réel. Ce basculement n’est pas seulement fiscal : il oblige à une organisation comptable stable et à la gestion stricte des charges. Insight : quand les revenus montent, l’administration attend une structure plus carrée.

Affiliation URSSAF, déclaration CFE et contraintes locales à connaître

Au-delà d’un certain niveau, notamment si vos revenus de location meublée dépassent 23 000 € et que l’activité prend un caractère professionnel, la question des cotisations sociales et de l’affiliation peut se poser, avec l’URSSAF comme interlocuteur. Cela ne remplace pas la déclaration fiscale : ce sont deux étages différents, social et fiscal.

La CFE peut également concerner l’activité selon la situation, et les règles locales (enregistrement, autorisations, quotas de nuitées, règlement de copropriété) pèsent sur l’exploitation. Lina a dû vérifier les formalités en mairie avant d’augmenter ses disponibilités sur Airbnb. L’insight final : la conformité est un ensemble, pas un simple formulaire.

Transmission automatique des revenus Airbnb à l’administration fiscale

Les plateformes, dont Airbnb, transmettent des informations à l’administration. Cela change la psychologie de la déclaration : on ne remplit plus “à l’ancienne” en espérant que personne ne recoupe, car le recoupement existe déjà. Si vous utilisez plusieurs plateformes (par exemple Airbnb et Booking), vous devez consolider tous les revenus : l’administration, elle, cherche une cohérence globale.

Ce mécanisme de transmission rend aussi vos justificatifs plus importants : en cas de divergence entre les revenus transmis et votre déclaration, il faut pouvoir expliquer une taxe de séjour, une annulation, un remboursement, ou un décalage d’encaissement. Insight : avec la transmission automatique, la meilleure stratégie reste la transparence et la précision.

Élément

Ce qu’il faut faire

Pourquoi c’est important

Total des revenus multi-plateformes (Airbnb, Booking, etc.)

Consolider en un montant annuel brut

Éviter les écarts avec les transmissions automatiques

Choix micro-BIC vs régime réel

Comparer abattement vs charges réelles

Minimiser la base imposable et les prélèvements sociaux

Justificatifs

Archiver relevés, factures, contrats

Répondre rapidement en cas de demande

Usage privé / usage locatif

Ventiler les dépenses si le logement est aussi occupé

Sécuriser la déductibilité des charges et l’amortissement au régime réel

Un dernier point souvent négligé : quand un logement sert à la fois à la vie personnelle et à la location meublée, les calculs au régime réel doivent être proportionnés. Si Lina occupe le studio deux mois par an, une partie des charges et certains amortissements doivent être ajustés, faute de quoi la déclaration devient contestable. Insight : le régime réel est puissant, mais seulement si l’on respecte la frontière entre usage privé et activité.

Découvrez dans quelle case déclarer vos revenus Airbnb en 2026 pour être en conformité avec la fiscalité française et optimiser votre déclaration.

Dois-je faire une déclaration même si Airbnb ne m’a rapporté que quelques centaines d’euros ?

Oui, la déclaration des revenus issus d’Airbnb est attendue même pour de petits montants. Selon le cas (partie de résidence principale et seuils), l’imposition peut être nulle, mais la déclaration reste la base de la conformité et facilite toute justification en cas de recoupement.

Dois-je déclarer le montant net reçu sur mon compte ou le montant brut ?

En micro-BIC, vous déclarez le total brut des revenus (loyers + frais annexes comme le ménage) sans déduire la commission d’Airbnb ni vos charges : l’administration applique l’abattement. La taxe de séjour collectée pour la commune doit être exclue des revenus.

Quelle est la différence pratique entre micro-BIC et régime réel pour mes revenus Airbnb ?

Le micro-BIC est simple : déclaration du brut et abattement automatique. Le régime réel demande une comptabilité, permet de déduire les charges (et souvent des amortissements) et implique une liasse fiscale ; il devient intéressant quand vos charges sont élevées ou quand l’abattement est moins favorable.

Dans quelles cases dois-je déclarer si je loue un meublé de tourisme non classé sur Airbnb ?

Pour un meublé de tourisme non classé au micro-BIC, utilisez les cases 5NH ou 5OH du formulaire 2042-C selon le déclarant. Si vous relevez du régime réel, la déclaration passe par le résultat fiscal et la case 5NA, en cohérence avec la comptabilité et la liasse fiscale.

Que risque-t-on si on oublie de déclarer ses revenus Airbnb ?

Un rappel peut porter sur 3 ans, avec recalcul de l’impôt et des prélèvements sociaux, ajout d’intérêts de retard et, en cas d’omission volontaire, des majorations. La transmission automatique des revenus par Airbnb rend les omissions plus facilement détectables.

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Léa Morel